Homélie de la Solennité de Saint Joseph, époux de la Vierge Marie

19 mars 2019 – Année C

Par le Frère Jean

Le texte de cette homélie n’a pas été relu par le prédicateur – Le style oral a été conservé

 

De Joseph, fils de David, on dit qu’il était un homme juste, un homme bon, un homme fidèle.

La liturgie le chante comme « le serviteur fidèle et avisé ». Un homme juste. Le « juste » dans les Saintes Écritures, c’est l’homme dont la volonté, la conduite, sont accordées à la volonté, au projet de Dieu ; comme on dirait aujourd’hui : dont la volonté est en phase avec la volonté divine.

Dans la lettre aux Romains, st Paul nous dit que nous sommes « justifiés », c’est-à-dire « rendus justes », par la foi en Christ… ce qui signifie que ce n’est pas tant que nous sommes justifiés par la grâce, mais justifiés par la grâce du Christ : c’est lui qui est au cœur du message avant même la grâce et la foi. Aujourd’hui encore, c’est lui le Christ, par lequel l’Église tient ou tombe.

Donc au centre de la justification se trouve une Personne… avant une doctrine.

Et cela n’est pas sans conséquence dans notre intelligence de la vie chrétienne où nous comprenons que la vie morale, l’actualisation de l’enseignement du Christ dans la vie pratique, est seconde par rapport à l’attachement à la Personne même du Christ.

Comme Abraham, Joseph est un homme de foi. Et la foi, comme Abraham, le conduit à un chemin personnel. Abraham est béni sans avoir les signes sensibles de la bénédiction : il reçoit la promesse de devenir un grand peuple, mais avec une vie qui est marquée par la stérilité de sa femme Sarah. Il est conduit dans une nouvelle patrie, mais pour y vivre comme un étranger ; et l’unique possession de la terre qui lui sera accordée, sera celle d’un lopin de terre pour y enterrer sa femme Sarah.

Oui, beaucoup de liens, de ressemblances, entre Abraham et Joseph.

Abraham est béni parce que dans la foi, il sait discerner la bénédiction divine en allant – comme le dit la lettre aux Romains que nous avons entendue – « au-delà des apparences », en ayant confiance dans la présence de Dieu même lorsque les voies de Dieu lui paraissent mystérieuses.

En ce sens, il est pour nous, un chemin, un modèle toujours d’actualité, dans notre vie de foi, dans notre vie chrétienne.

Amen !

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