Ce jour où nous célébrons la Passion de notre Seigneur est le jour de la grande espérance où sur la Croix rayonne déjà la gloire de sa victoire.
« Per Crucem, Ad lucem » disait saint Ambroise, « par la croix nous allons vers la lumière ».
« Quelle est cette passion que le Sauveur a subie pour nous ? » s’interroge Origène. C’est la passion de l’amour… Le Père lui-même n’est pas impassible. Si on le prie, il a pitié et compassion. Il souffre une passion d’amour ».
En tout ce qu’il est, en tout ce qu’il subit, le Christ est uni à Dieu dans l’unité de sa personne, mais sur la croix il oublie en quelque sorte sa condition divine, à cause de la passibilité de sa capacité de souffrir qu’il a assumée.
Saint Paul le dira bien dans sa lettre aux Philippiens : « Lui de condition humaine ne retint pas le rang qu’il l’égalait à Dieu. »
Dans notre monde où le mystère de la souffrance et du mal se manifestent avec le vacarme des armes, les chrétiens en ce jour lèvent les yeux vers la croix avec foi, mettant leur espérance en Celui dont ils savent qu’il est à jamais victorieux de la mort. Par sa mort, il a vaincu la mort.
L’un de nos pères dans la foi, Hippolyte de Rome, dit : « Quand je crains Dieu, la croix est ma défense. Quand je trébuche, elle est mon soutien, quand je lutte, ma récompense, et mon trophée dans la victoire ».
Amen.
