Chers frères et sœurs,
La première lecture, tirée du livre du prophète Isaïe, ainsi que l’Évangile de saint Matthieu, au chapitre 21, que nous venons d’entendre, nous montrent un Dieu plein d’amour, qui prend grand soin de sa vigne, c’est-à-dire de son peuple.
Cependant, ces deux lectures présentent des aspects différents.
Chers frères et sœurs, alors que l’Évangile parle des fautes de ceux qui ont la responsabilité de conduire le peuple de Dieu, la première lecture parle de la responsabilité de chacun, de chaque pied de vigne. Le maître, qui représente Dieu, a pris grand soin de sa vigne. Mais, au lieu de produire de bons raisins, elle a donné de mauvais fruits. Comme le dit le prophète Isaïe : « Soyez donc juges entre moi et ma vigne ! Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait ? J’attendais de beaux raisins, pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ? » (Is 5, 3-4).
Oui, chers frères et sœurs, le malheur du peuple de Dieu vient de l’égoïsme et de la recherche de ses propres intérêts. Il arrive que des responsables cherchent leurs avantages personnels et veulent même s’approprier le peuple qui appartient à Dieu. De leur côté, certains membres du peuple suivent leur propre chemin. Ils ne laissent pas l’amour et les soins de Dieu produire de bons fruits dans leur vie. Finalement, ils donnent de mauvais raisins.
Aujourd’hui, je voudrais partager avec vous une petite réflexion sur l’Évangile, pour mieux comprendre le sens profond de cette vigne. À travers la parabole de la vigne, que veut nous révéler Jésus sur son Père ?
Tout d’abord, Jésus nous montre que Dieu prend soin de sa vigne avec beaucoup d’amour. C’est exactement ce que dit le prophète Isaïe dans la première lecture : « Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait ? » Le maître a tout préparé avec soin. Il a travaillé la terre, planté la vigne, construit une clôture et creusé un pressoir. Ensuite, il a confié sa vigne à des vignerons pour qu’ils s’en occupent et la cultivent. Ainsi, nous découvrons un Dieu dont l’amour est immense. Comme ce maître qui a tout fait pour sa vigne, Dieu fait tout pour le bien de son peuple.
Mais alors, chers frères et sœurs, quelle est aujourd’hui la vigne du Seigneur ? N’est-ce pas chacun de nous ? Sommes-nous vraiment remplis d’émerveillement et de reconnaissance lorsque nous pensons à tout ce que Dieu notre Père a fait pour nous ? Prenons donc un moment pour regarder notre propre vie et reconnaître comment Dieu a pris soin de chacun de nous…
De plus, l’amour de Dieu se manifeste encore une fois d’une manière extraordinaire lorsqu’Il envoie son propre Fils pour inviter les hommes à se convertir et à reconnaître le véritable propriétaire de la vigne.
Ce Fils, qui est l’héritier et aussi le maître de la vigne, accepte de donner sa propre vie pour reprendre la vigne qui a été volée. Ainsi, la vie du Fils, offerte par amour, devient la pierre angulaire, la pierre fondamentale de la Vigne de Dieu. Elle annonce la restauration de son Royaume. Ce Royaume ne sera plus piétiné ni maltraité, car il est désormais construit sur un fondement solide : Jésus-Christ lui-même.
Il nous revient d’accueillir ce Royaume et de vivre dans l’émerveillement et la reconnaissance devant tout l’amour et toute l’attention que Dieu nous porte.
Amen.



