Le réfectoire
Le réfectoire n’est pas ouvert à la visite : c’est la chapelle de la communauté dans laquelle nous nous retrouvons pour les Offices et Messes célébrées en privé.
A l’époque médiévale, le repas de base du moine se compose de deux purées ou potages différents. L’un généralement de fèves, l’autre de choux. De temps en temps du poisson ou des œufs, des fruits crus. La Règle prévoit également une ration de vin par jour. A celle-ci se rajoute une ration de bière, longtemps appelée « boisson des moines ». Riche en vitamines elle est le fortifiant idéal et permettra de consommer une eau bien souvent impropre.
Le silence est absolu au réfectoire. Alors nous avons développé un langage des signes : pour le pain, on forme un O avec les deux mains, un œuf : l’index sur les lèvres.
Aujourd’hui comme hier, nous mangeons sans faire de bruit et buvons « à la façon des colombes ». Nous ne laissons pas errer notre regard sur ce que mange nos voisins. Nous nous gardons de faire tomber par terre notre couteau ou cuillère, ce qui trouble le climat de recueillement du repas. Le service est réalisé à tour de rôle par l’un d’entre nous : c’est le semainier. Nous mangeons tout ce qu’il nous sert et nous le remercions en nous inclinant.
Aujourd’hui comme hier, nos repas sont pris en silence, tandis que l’un d’entre nous lit à haute voix. Les textes peuvent être de natures diverses. Par exemple la vie de saints ou des écrits théologiques. Il faut nourrir le corps mais également l’esprit et l’âme.
